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Le président visé par une plainte pénale pour abus d'autorité

Dernière mise à jour : 7 déc. 2022

A la tête de la stratégie sanitaire suisse face à la crise Covid, Alain Berset aurait abusé de son pouvoir en mentant sciemment à la population pour faire passer la loi Covid, selon une plainte pénale déposée par un banquier d’affaires, rapporte le média alémanique Nebelspalter.

© Flickr

Le temps des comptes à rendre aurait-il sonné? Pascal Najadi, un banquier d’affaires et producteur de cinéma suisse s’est rendu au commissariat de son quartier vendredi matin afin d’y déposer une plainte pénale contre le conseiller fédéral Alain Berset, président de la Confédération suisse pour l'année 2023.


«Le policier qui m’a reçu a d’abord été choqué par ma demande, explique-t-il. Je l’ai justifiée par le fait qu’Alain Berset est un citoyen comme les autres. Après s’être renseigné auprès du juge d’instruction, l’officier m’a aidé à remplir le formulaire».


Joint par téléphone, Pascal Najadi explique avoir eu l’impulsion d’un tel geste après avoir découvert la plainte pénale déposée contre Swissmedic au nom de victimes des effets secondaires de la vaccination. «J’ai été choqué par ce qu’il s’est passé. J’ai donc fait des recherches et me suis aperçu qu’Alain Berset avait sciemment menti à la population. Ou alors il s’est trompé et il doit le dire».


En octobre 2021, Alain Berset avait effectivement assuré à la télévision que le certificat Covid pouvait être utilisé pour prouver qu’on n'est pas contagieux. Or, Virginie Masserey, responsable du contrôle des infections pour l’OFSP, avait déclaré quelques mois plus tôt que les personnes vaccinées pouvaient transmettre le virus tout autant que les non-vaccinés.


De plus, le fait que Pfizer n'ait pas fait d'étude sur la transmission était, semble-t-il, connu depuis le début.


«Il n’y a plus d’excuse désormais»

Selon le plaignant, cette déclaration avait un but bien précis: «Il a déclaré cela afin de pousser le peuple à refuser le référendum contre la loi Covid. Il y a eu le même problème aux Etats-Unis. Dans le même timing. Cette déclaration a potentiellement pu mettre des gens en danger.»


«Dans notre pays, le peuple est souverain. Le gouvernement travaille pour lui et doit lui rendre des comptes, explique encore Pascal Najadi. Je n’abandonnerai pas. Il n’y a plus d’excuse désormais.»


Dans son article, le Nebelspalter précise que le code pénal suisse prévoit des peines jusqu’à cinq ans de prison ou des amendes pour abus de pouvoir. A noter cependant que n'importe qui peut déposer une plainte de ce type. Il reste désormais à attendre de voir si elle sera, ou non, instruite.


Contacté, le porte-parole d'Alain Berset s'est refusé à tout commentaire.

 

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