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Article rédigé par :

Robert Habel

L’énigme Trump débarque à Davos: stupeur et tremblements!

Il n’est pas un gestionnaire, mais un créateur capable de tous les coups d’éclat comme de toutes les folies. Il ne veut pas administrer les États-Unis, mais les changer de fond en comble. Il veut aussi refaire le monde à sa manière, comme un ado révolté ou un papy protecteur. Kidnapping du président vénézuélien Nicolas Maduro, menaces d’annexion forcée du Groenland, menaces de bombardements massifs contre l’Iran, soutien inconditionnel à Israël, mais relative modération sur l’Ukraine, le président américain Donald Trump, Guest Star du World Economic Forum la semaine prochaine à Davos, n’en finit pas de donner le tournis au risque de paraître incohérent et finalement négligeable.

trump
© Rawpixel

«Les hommes gagnent à être connus, ils y gagnent en mystère», disait Paul Morand, et sa formule s’applique plus que jamais à l’homme le plus célèbre et, dit-on, le plus puissant de la planète, à savoir le président des Etats-Unis Donald Trump. Il est l’invité vedette du World Economic Forum de Davos où il débarquera auréolé de ses récents (et douteux) faits et gestes, flanqué des plus hauts responsables américains (Marco Rubio, Scott Bessent, Steve Witkoff, Jared Kushner). Un débarquement en force et une démonstration de puissance alors que le monde est traversé par les tensions et les crises à répétition qu’il a lui-même provoquées. Il flotte dans l’air comme une espèce d’angoisse lourde et épaisse, de l’Iran au Venezuela et à Cuba, du Groenland à l’Ukraine et à Gaza et, plus largement encore, à cet ensemble rigide et incertain qu’est l’Union européenne. 


Redevenu président des États-Unis, en janvier 2025, après un premier mandat de 2018 à 2021, Donald Trump, qui fêtera ses 80 ans le 14 juin prochain, n’en finit pas de se réinventer, jour après jour, semaine après semaine, sous une forme plus vigoureuse et virevoltante, plus désarmante et déroutante que la première fois. Il est plus bouillonnant que jamais, plus agressif, plus déterminé, plus coriace. Il n’est plus, à la Maison-Blanche, ce rebelle qui avait fini par composer avec les tenaces réalités de la géopolitique et les rapports obligés avec le Congrès. Il n’est plus cet outsider en quête d’une certaine reconnaissance. Le 45ᵉ président est devenu le 47ᵉ président et on a l’impression qu’il s’est lancé, comme Gatsby le magnifique, dans une tentative désespérée de rattraper le temps perdu. Un sentiment d’urgence, une agitation permanente, des idées qui vont dans tous les sens, des déclarations incessantes, des projets, une succession d’actions hallucinantes, dont l’abject et absurde kidnapping du président vénézuélien Nicolas Maduro début janvier.


Quel agenda secret pourrait-il bien avoir?

L’homme Donald Trump s’est affranchi de tout, pour le meilleur ou pour le pire, et c’est désormais lui, ce mystère ambulant, cette énigme, qui donne le ton et qui dicte le rythme dans le monde entier. «Le temps, ce grand sculpteur», disait Marguerite Yourcenar, qui observait les traces du temps qui passe – et surtout du temps qui a passé – sur les corps et sur les esprits. Quel est le poids du passé qui pèse sur Donald Trump et dont il veut s’affranchir? Quels désirs de revanche? Quels rêves? Vers quel Disneyland merveilleux veut-il marcher et entraîner le monde? S’il ne se préoccupe guère de ses laquais européens qui suivront forcément, comment pourrait-il ignorer la force de la Russie ou de la Chine, voire de l’Inde, (sans parler du reste du monde: l’Amérique latine, l’Afrique), dont les dirigeants ont le sens de l’histoire longue ainsi que la prudence, la sagesse et l’impassibilité qui vont avec. En multipliant les menaces, les mises en garde et les contradictions, Donald Trump prêche-t-il le faux pour savoir le vrai, à savoir la réalité des équilibres politiques et des rapports de force? S’efforce-t-il de fausser toutes les perceptions et de poursuivre un agenda secret? Mais quel agenda secret pourrait-il bien avoir, lui qui semble condamné à l’action pour l’action et à la fuite en avant qui ne va nulle part?

 

Donald Trump a créé, dans une vie antérieure, la Trump Tower à New York, il a constitué un empire financier (hôtels, casinos, compétitions sportives, concours de miss), il a écrit un best-seller, L’art du deal, et il a pris souvent la parole, à ses frais, dans des pubs retentissantes publiées dans les grands journaux américains. C’est un homme qui ne tient pas en place et qui, une fois élu puis réélu à la Maison-Blanche, ne s’est pas contenté de s’asseoir dans le bureau ovale comme dans un poste de commandement. Le promoteur Trump guettait jadis, à New York, un espace convoité par tout le monde, entre deux ou trois buildings, qui avait une petite chance d’être mis en vente: il a réussi à l’acheter et il a édifié la Trump Tower. Le président Trump laisse glisser son regard un peu partout, en permanence, dans le monde entier, et il a déjà repéré des endroits d’autant plus prometteurs qu’ils semblent désaffectés, voire même à l’abandon. Il sait que la nature a horreur du vide, en pleine ville comme au bord de la mer ou sur les glaciers, et il ne peut pas ne pas avoir envie d’utiliser ce vide pour en faire quelque chose. 


Le Groenland, Gaza, le Venezuela, l’Iran… Mais d’abord la Maison-Blanche, qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait jamais eu l’idée de modifier et d’agrandir spectaculairement. Comment ne pas sentir que Trump est un créateur-né, qu’il voit les choses avec des yeux neufs et qu’il voit ce que personne ne voit, même si personne ne sait vraiment ce qu’il voit et ce qu’il veut en faire? L’ex-promoteur et actuel président a commencé la construction d’une immense salle de bal qui pourra accueillir jusqu’à 1000 invités pour de grands dîners, démolissant au passage – ô sacrilège! – une partie de l’aile est qui abritait jusqu’ici les bureaux de la femme du président, la First Lady comme l’on dit respectueusement.



La Maison-Blanche était posée là, au centre de Washington, depuis des temps immémoriaux. Elle était la résidence des présidents américains depuis l’an 1800, et aucun de ses précédents et augustes locataires n’avait jamais songé à réveiller et à faire rayonner et vibrer cette belle endormie. Le plus gros chantier pour ce bâtiment depuis plus d’un siècle: une dépense de 400 millions de dollars pour tout redynamiser. Les murs, mais aussi et surtout l’esprit qui souffle entre les murs. Stimulé par «le magnifique bruit du chantier, ah c’est de la musique à mes oreilles, j’adore ce bruit», Donald Trump veut d’ailleurs doter désormais l’aile ouest, où se trouve la salle de presse, d’un étage supplémentaire. «La folie des grandeurs», s’indignent les démocrates… «Une grave atteinte au patrimoine», gémissent les conservateurs de tout poil qui pointent déjà avec horreur un autre projet: la construction d’un Arc de triomphe somptueux en plein cœur de Washington…

 


Un puissant instinct de vie à domicile qui se traduit aussi, à l’extérieur, avec la même liberté insolente. Les dossiers sont nombreux, ils se juxtaposent, s’entremêlent, se succèdent. Un ou deux sont de vrais dossiers hérités de Sleepy Joe: l’Ukraine, Gaza… Et puis les autres qui sont fabriqués et injectés par Trump comme autant de maladies immunes dans le corps américain: le Venezuela, l’Iran, le Groenland, Cuba peut-être, le Canada vaguement… George W. Bush prétendait promouvoir la démocratie, Barack Obama prônait une sorte de multilatéralisme pragmatique, Donald Trump n’a aucune doctrine mais des réflexes, des détestations, des coups de cœur. A-t-il des convictions? Sûrement pas! Mais il a une image en tête qui lui sert de fil conducteur, une sorte de réminiscence qu’il veut faire revivre à tout prix, celle d’une Amérique saine et heureuse. L’Amérique d’avant la chute, souvent très pauvre mais toujours courageuse et méritante, célébrée par son vice-président J.D. Vance dans son best-seller Une famille américaine.


Le style de Donald Trump appartient à un autre registre: il gouverne comme un chef mafieux

Comment Donald Trump, dans son extravagance, envisage-t-il la suite? Comment veut-il mettre en œuvre son programme, à supposer qu’il ait vraiment un programme et qu’il veuille vraiment le mettre en œuvre? On répète désormais, un peu partout, que le président est «imprévisible» et qu’il cultive une politique «d’ambiguïté stratégique». Une formule banale pieusement récitée, pendant un temps, par le président français Emmanuel Macron pour expliquer sa politique pro-ukrainienne et anti-russe. Donald Trump peut-il compter sur le soutien de l’opinion américaine pour ses velléités guerrières? Les sondages indiquent le contraire, sa base MAGA étant la plus sceptique. Donald Trump peut compter évidemment sur le soutien de l’Union européenne, mais comment pourrait-il défier la communauté internationale qui, dans le sillage de la Russie et de la Chine, lui est de plus en plus hostile?


Donald Trump fonctionne à sa manière, brutale et impudente, testant les résistances et bousculant toutes les règles, affichant son mépris et insultant tous ceux qui lui résistent. Chaque président américain avait son style: Richard Nixon, par exemple, était dur et autoritaire; George W. Bush était terne, lisse et belliqueux; Barack Obama était froid et intellectuel… Le style de Donald Trump appartient à un autre registre: il gouverne comme un chef mafieux, dans l’opacité, la connivence et le secret, en s’appuyant sur une garde rapprochée de plus en plus infime. Deux noms apparaissent désormais dans presque tous les dossiers, ceux de Steve Witkoff et de Jared Kushner, agents immobiliers et hommes d’affaires l’un et l’autre, ni élus ni diplomates l’un et l’autre, mais seuls hommes de confiance et relais fiables du président. Donald Trump veut-il s’emparer du Groenland ou bombarder l’Iran, comme un chef mafieux voudrait s’emparer d’un débit de boisson dans le quartier nord ou faire saccager le restaurant d’un concurrent dans le Bronx? Seuls Witkoff et Kushner le savent et aucun des deux ne brisera l’omerta. Que deviennent d’ailleurs les membres de son gouvernement? Ils l’accompagnent à Davos, ils lui tiennent compagnie, le rassurent. Le président américain l’a proclamé haut et fort: il se moque éperdument du droit international et il n’a qu’un seul et unique guide: sa propre morale, sa « conscience ». Les mots mêmes, quasiment, que le romancier Mario Puzzo, l’auteur du Parrain, met dans la bouche du chef suprême de la mafia qui rejette tout jugement humain et estime n’avoir de comptes à rendre, un jour, qu’à Dieu lui-même.


Trump a acquis, par sa barbarie, une sorte de respect et d’admiration dans le monde entier

Une liberté irréductible et absolue, à peine contenue par l’existence de la Russie, de la Chine et de quelques autres. Mais une perception du monde étriquée et caricaturale. Une force brute impressionnante, pourtant, qui, malgré et au-delà de ses discours incohérents, est en train de produire son effet. En kidnappant le président vénézuélien Nicolas Maduro puis en menaçant de s’emparer du Groenland et de bombarder l’Iran, Donald Trump n’a pas seulement provoqué indignation et effroi; il a acquis tout à coup, par sa barbarie même, une sorte de respect et d’admiration dans le monde entier. Pas seulement chez ses laquais européens qui rêvent de le manipuler pour lui faire faire la même chose contre la Russie ou contre la Chine, mais dans tous les pays du monde, y compris ceux qui refusent en principe l’hégémonie et la toute-puissance américaines. Marguerite Yourcenar avait décrit ce curieux phénomène dans les Mémoires d’Hadrien: l’empereur romain avait fait exécuter deux ou trois opposants irréductibles et c’est toute la classe politique, tétanisée et domptée, qui s’était mise à l’admirer et à lui rendre hommage.


Donald Trump peut-il vraiment remodeler l’ordre du monde dans les trois années qui lui restent? Peut-il rétablir une sorte de suprématie américaine, en tout cas symbolique, comme celle que l’on réserve aux grands ancêtres, ou risque-t-il de rendre plus apparentes encore les limites de la puissance américaine? Le dossier ukrainien, le plus complexe et le plus crucial de tous, pourrait peut-être devenir le plus simple, Donald Trump ayant choisi semble-t-il de prendre ses distances. Les États-Unis ne veulent plus soutenir à bout de bras, politiquement, économiquement et militairement, le régime de Kiev et ils s’efforcent désormais, depuis un an, de trouver une porte de sortie qui se dérobe pour l'instant, mais qui finira bien par s’ouvrir. La défaite de l’Ukraine et son redimensionnement seront cruels pour l’Union européenne, mais beaucoup moins pour l’Amérique. Donald Trump ayant d’ores et déjà repris le dialogue avec le président russe Vladimir Poutine. 


Plus inextricable encore, le conflit israélo-iranien ressemble plus que jamais à un baril de poudre. Le soutien inconditionnel de Trump au premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, inculpé par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, constituant le principal danger. Après son agression contre l’Iran au mois de juin, une tentative ratée de décapitation du pouvoir iranien suivie du bombardement américain des installations nucléaires du pays qui a débouché sur la «guerre des douze jours», le gouvernement israélien ferraille pour une nouvelle opération et multiplie les menaces, reprises et amplifiées par Washington. Donald Trump rêve à haute voix, avec une arrogance incroyable, d’un changement de régime à Téhéran, comme si les États-Unis, chassés en 1979 du pays où ils régnaient en maîtres, avaient vocation à reprendre possession de ce qu’ils avaient volé. 


trump netanyahu
© DR

La situation à Gaza, où l’armée israélienne n’a pu démanteler le Hamas et où tout reste bloqué, pèse aussi lourdement. Les Israéliens espérant sortir de l’impasse en élargissant le conflit à l’Iran aux frais de l’Amérique, comme ils avaient réussi à le faire en 2003 en incitant le président George W. Bush à attaquer l’Irak du président Saddam Hussein. Donald Trump se laissera-t-il entraîner dans ce scénario à l’insu de son plein gré? Enhardi par le kidnapping de Nicolas Maduro, le président américain se sent pousser des ailes. Mais il n’a pas mis à exécution, pour l’instant, ses menaces de bombardements sur Téhéran qui devaient prendre le relais des émeutes sanglantes contre le régime. Que pourrait faire Donald Trump en Iran, qui est tout de même un gros morceau de 90 millions d’habitants à l’histoire sourcilleuse et puissante? Il imagine sans doute une sorte de changement à la vénézuélienne: le kidnapping ou l’assassinat de quelques dirigeants clefs créant un climat de terreur et contraignant la classe dirigeante à accepter la tutelle israélo-américaine. Le président américain est-il assez audacieux ou inconscient pour tenter un remake de l’opération Maduro? Le pouvoir iranien, en tout cas, semble préparé au clash avec le soutien cette fois de la Russie et de la Chine.


L’affrontement armé, le conflit ouvert, c’est ce que Donald Trump est assuré d’éviter au Groenland dont il réclame le rattachement aux États-Unis. Il est le seul à avoir vu l’évidence qui saute aux yeux: le territoire est gigantesque et quasiment vide, moins de 60'000 habitants sur une surface qui fait quatre fois la France. Une sorte de vide immense et stratégiquement important qui n’est pas une nation, qui n’est pas un pays, mais un oubli pur et simple dans notre monde cartographié et ordonné. Qui peut se dire légitime propriétaire du Groenland? Les quelques milliers d’habitants qui n’en occupent qu’une partie infime et qui rêvent peut-être d’un autre horizon, plus large et plus intense, plus riche et plus stimulant, que celui de la terre de glace qui les enserre? Le Danemark qui a hérité d’un legs historique dont il ne s’est guère soucié jusqu’à maintenant? L’Union européenne qui cherche désespérément à exister et qui vient d’annoncer gravement, martialement, qu’elle allait dépêcher une trentaine de soldats pour faire face à toute velléité d’invasion américaine? Donald Trump l’a dit sans ambages, il se moque du droit international et ne rend des comptes qu’à sa conscience. Il a ses priorités, ses urgences, sa carte du monde qui vient. Il a le sentiment, sans doute, d’avoir son rôle historique à jouer. 


L’Amérique est née aussi dans l’orgueil, celui de sa «destinée manifeste»

 

«L’Amérique est née dans la rue», disait le cinéaste Martin Scorsese, et elle fêtera le 4 juillet prochain le 250ᵉ anniversaire de sa naissance, en 1776. L’Amérique est née aussi dans l’orgueil, celui de sa «destinée manifeste», et elle a vécu toute sa vie, comme tous les autres pays mais avec toute l’ardeur des pionniers, dans l’égocentrisme, la violence, la discrimination, l’exclusion. Extermination des Indiens, réduction en esclavage des Noirs… La gauche américaine avait un projet qui lui tenait à cœur, le 1619 Project. Lancé en 2019 par l’inévitable New York Times, le projet visait à réécrire l’histoire américaine en la faisant commencer avec le débarquement des premiers esclaves africains, en 1619, ce qui en faisait une histoire sombre et criminelle depuis son origine, une espèce d’aventure ignoble et effroyable. L’Amérique, une nation d’esclavagistes! Les Américains, un peuple d’exploiteurs! 


Le projet était bien avancé, il avait été salué comme il se doit par Kamala Harris, la vice-présidente de Sleepy Joe et candidate malheureuse à la Maison-Blanche en 2024, mais la réélection de Donald Trump est venue tout briser. L’Amérique a tourné le dos à la haine de soi et à la repentance, elle a rejeté à la rivière mauvaise conscience et culpabilité, et elle se voit de nouveau comme la lumière du monde, la patrie des droits de l’homme et des démocraties, la championne incontestée du camp du Bien. Donald Trump semble décidé à lui offrir un cadeau pour son 250ᵉ anniversaire, le 4 juillet prochain: le Groenland!

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