«L’école ne sert plus à élever l'esprit des enfants, mais exige de se rabaisser à leur niveau»
- Amèle Debey

- il y a 3 heures
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Linguiste, chercheur associé à l'université de Franche-Comté, ancien enseignant en Suisse, en France et aux États-Unis, Yvon Bordet vient de publier un livre sur l'intelligence artificielle et l'éducation. Son diagnostic est sévère: depuis que la linguistique appliquée a évincé les grands textes littéraires des programmes scolaires, l'école ne tire plus les élèves vers le haut, elle s'abaisse à leur niveau. Illettrisme, violence, «crétinisme digital»: pour lui, les maux de notre époque ont une origine commune. Et un remède: revenir à la calligraphie, à l'apprentissage par cœur et à la récitation. Un entretien sans concessions sur la ruine programmée de l'école.

Amèle Debey, pour L’Impertinent: Qui êtes-vous?
Yvon Bordet: J'ai 79 ans, je suis né en France puis j’ai émigré en Suisse en 1974. J’ai enseigné le français dans différentes écoles privées, puis au collège secondaire de Vevey après avoir suivi la HEP, qui s'appelait alors le séminaire pédagogique de l'enseignement secondaire vaudois. J’ai également enseigné en France et aux États-Unis, à l'université DePaul à Chicago, où j'ai été chargé de cours. À la retraite, j'ai repris des études au centre de linguistique et de traitement automatique des langues à l'université de Besançon, devenue l'université de Franche-Comté et qui s'appelle maintenant l'université Marie et Louis Pasteur, où je suis toujours chercheur associé. Après ma thèse, j’ai continué à diriger des masters et poursuivi mes recherches.
Vous venez de sortir un livre intitulé Le Logos avec les robots, retour aux fondamentaux, de la linguistique appliquée à la littérature appliquée. Pourquoi ce livre?
Nous entrons dans l'intelligence artificielle et les robots. Nous en parlons beaucoup, mais à l'université, nous travaillons avec ces outils depuis déjà des dizaines d'années. Par exemple, un ingénieur d'Airbus venait nous expliquer chaque année l'importance de l'intelligence artificielle dans le trafic et la logistique aériens. Pour l’entretien et la maintenance des avions, notamment. Mais également les transports ferroviaires, les bus, les services hospitaliers et j’en passe.
«À quoi va ressembler l'école à l'heure des robots?»
En fait, l'intelligence artificielle et les robots étaient omniprésents dans notre vie quotidienne, bien avant qu'elle fasse la une des journaux. La première fois que j’ai été confronté à un robot, c'était il y a une trentaine d'années, dans une cave d'affinage du fromage emmental. Le robot retournait huit fromages en un seul coup, une fois par jour, il les frottait de sel et il repartait. Ceci 24 heures sur 24, dans la cave qui était immense.
Aujourd'hui, les robots sont partout, on ne s'en rend même pas compte. Ce sera encore plus vrai demain. Ce qui m'a amené à écrire ce livre, c'est surtout l'éducation. À quoi va ressembler l'école à l'heure des robots? Sachant que les qualités des machines sont essentiellement la sécurité, la faisabilité, mais qu'il y a des dangers: on ne doit pas les laisser transformer la société en 1984 de Georges Orwell, ou en Alphaville de Godard, dans lequel la ville est dirigée par un ordinateur.
Nous devons insister sur l'éducation originelle qui doit former des citoyens jusqu’à 13 ou 14 ans. Il faut développer une base solide et simple, accessible pour tous, fondée sur le discernement, l'ingéniosité, l'imagination, l'originalité. Et cette éducation doit être basée essentiellement sur le retour de la calligraphie. C’est-à-dire le travail de la main, et l'apprentissage par cœur et la récitation à haute et intelligible voix d'un corpus littéraire important de dizaines de textes. Puis bien sûr, le calcul mental, les tables de multiplication et l'application de la règle de trois qui permet de résoudre beaucoup de problèmes pratiques.
Quel est le propos de votre livre?
Il s’agit de montrer la complète complémentarité entre l'intelligence artificielle et le logos, autrement dit le discernement, l’ingéniosité, etc. Il y a eu une cassure dans notre système d'éducation. C'est l'apparition de la linguistique appliquée qui a fait abandonner l'enseignement des textes littéraires, qui sont le fond de notre culture.
"Cet abandon dans les textes officiels a entraîné la ruine de l'école française"
Le plus bel exemple est Les Fables de La Fontaine. Il s’agit d’un français classique et totalement grec. On peut même dire que la Fontaine est le plus grec des poètes français, mais il est aussi le plus latin et le plus persan, puisqu'il s'inspire des Mille et une nuits. Il est aussi le plus gaulois des poètes français, puisqu'il s'inspire des fabliaux du Moyen Âge et du Roman de Renard.
La linguistique appliquée apparue à Paris en 1964 a cassé cette politique établie sur l'article 1 de la loi Ferry: à savoir l’apprentissage de la langue et des éléments de la littérature française. Cet abandon dans les textes officiels a entraîné la ruine de l'école française, qui était une bonne école.
Dans votre livre, vous faites un lien entre la baisse du niveau de langage et l’augmentation de la violence chez les jeunes. À quoi l’attribuez-vous?
À partir du moment où le pouvoir politique a imposé la linguistique appliquée dans les programmes, on a vu apparaître l'explosion du taux d’illettrisme. C'est l'association ATD Quart Monde, qui a commencé à tirer la sonnette d'alarme très tôt, parce qu'ils étaient sur le terrain et ils ont fait cette constatation.
Dans certains milieux particulièrement défavorisés, l'explosion du taux d'illettrisme était un phénomène nouveau que les responsables politiques ne comprenaient pas, puisqu'ils avaient prolongé l’école obligatoire de deux ans. Il y avait un hiatus entre les décisions politiques et la réalité du terrain.
Le lien est dans l’incapacité de s'exprimer autrement que par la violence. Il y a une accumulation de frustration liée à des blocages.
(Re)lire notre article: Quand la pauvreté du langage alimente la violence chez les jeunes
Quand j'enseignais encore, il m’arrivait de m’autocensurer: d’éviter d'utiliser des mots trop compliqués. Être obligé d’abaisser mon propre niveau de langage pour me mettre au niveau de l'élève, ce qui est très mauvais. Plutôt que d’enseigner les textes classiques, les beautés de la littérature française, ce qui revenait à tirer la classe vers le haut, je devais surveiller ma langue pour essayer de me faire comprendre. Cela m'est arrivé à moi, mais c'est très général, tous les maîtres le disent: aujourd’hui, dans le système scolaire, on élève plus les enfants, on est obligés de s'adapter à leur niveau.
Lorsque la loi Ferry est promulguée, en 1882, des millions de Français ne parlent pas français. Ils parlent breton, occitan, basque, corse, ou flamand dans le nord de la France. Grâce à un recensement de l'armée française, on constate que 10% de Français ne parlent pas du tout la langue, 20% le parlent un peu. C’est à ce moment-là que l’école obligatoire fait en sorte d’enseigner nos gloires littéraires aux petits Bretons: Hugo, Corneille, Racine, Molière, Voltaire, Chateaubriand, etc.
Qu’est-ce que le fil rouge grec?
Dans leur système éducatif, les Grecs reprennent tout ce qui se fait dans l'Antiquité, mais ils l'écrivent et l'articulent plus précisément. Par exemple, la pédagogie est un mot grec qui vient de païdeïa, l'éducation grecque basée sur l'éducation des enfants.
Ils allaient droit au but, ils faisaient apprendre par cœur l'intégralité des 16’000 vers de l'Iliade d'Homère. Avec eux, toute l'éducation morale, historique, esthétique, civique de la Grèce antique. Mais il faut bien se dire que, à Athènes par exemple, les élèves qui suivaient la païdeïa, c'est-à-dire l’école grecque, représentaient 10% de la population: seulement les garçons, seulement les fils des citoyens de la ville d'Athènes. Autrement dit, il n'y avait pas les métèques; les étrangers venant d'autres cités vivant à Athènes, ni les esclaves qui étaient très nombreux.
L’école obligatoire Ferry, c'est 100% de la population française: à savoir les garçons et les filles, les habitants des villes, des campagnes, les riches, les pauvres – parce que tout était gratuit – les étrangers et les Français vivant sur le territoire. Et d'ailleurs, il s'inspire de la Genève de Calvin, qui a organisé l'éducation obligatoire pour les garçons et les filles dès 1536.
«La naissance du magnétophone a été un coup de tonnerre»
Ferry s’inspire de Genève, à ceci près que l'éducation genevoise était obligatoire, gratuite et complètement biblique. Calvin voulait que tous les citoyens genevois de la République de Genève, située au milieu des royaumes catholiques de France et de Savoie, puissent lire la Bible.
Ferry se distingue de ça, car son école est très laïque. Si vous prenez les manuels scolaires de l’époque, on y trouve 10% d'enseignement de la morale laïque, 10% d’instruction civique, 10% de récitation esthétique, la belle langue. À ces 30% s’ajoutent l’hygiène et la propreté, afin de lutter contre l’alcoolisme et la scoliose, cette déformation de la colonne vertébrale, et la tenue droite. Après, il y a la grammaire, les mathématiques, l'histoire, la géographie, les sciences, etc.
Dans votre livre vous dites aussi que la naissance du magnétophone a signé le début de la fin. Pourquoi?
La naissance du magnétophone a été un coup de tonnerre. La première fois que j’en ai vu un, à l'université de Besançon, on faisait des essais, on s'enregistrait, c'était la stupéfaction! Un peu comme les Indiens d'Amérique du Nord qui se demandent où est caché l’homme dans la boîte.
Autrefois, on disait: les écrits restent, les paroles s'envolent. Mais à partir de ce moment-là, les paroles pouvaient être fixées, on allait pouvoir étudier la langue. Les linguistes appliqués se sont tournés vers la langue parlée. Et ils ont décrété – c’est là que réside l’erreur fatale – que la langue parlée était la langue la plus simple et que c’est celle-ci qu’il fallait étudier. Reléguant du même coup la langue classique au rang de plus difficile, quasi élitaire.
Toutes mes études, notamment mon doctorat, montrent que c'est faux: la langue parlée répond à une situation très, très spécifique, donc très difficile, très particulière. Je mets d'ailleurs en annexe de mon livre un corpus de 163 conversations, enregistrées dans la rue, qui a été utilisée pour enseigner le français aux étrangers. Cela a amené à l'invention du mot le plus laid de la langue française: le FLE, pour français langue étrangère. Ce qui donne des phrases comme «ma petite-fille enseigne le FLE en Allemagne» ou «untel étudie le FLE à l’université de Lausanne», par exemple.
«Quand vous critiquez la linguistique appliquée, vous vous faites traiter de réactionnaire»
Le pire, c'est que de ce français langue étrangère est né le concept du français langue maternelle, parti également de ce français parlé: le FLM. Ensuite, il y a le FLS, le français langue seconde, puis il y a les FOS, c'est-à-dire français par objectif scientifique. Désormais, il y a le FALC, le facile à lire et à comprendre. On continue à descendre, et bientôt on va faire le français AREUH-AREUH pour les bébés, n'est-ce pas?
Vous écrivez dans votre livre que «la ruine de l'école française est comparable à la ruine de l'agriculture soviétique par l'imposition forcée de son chromosome prolétarien». De quoi s’agit-il?
En Union soviétique, du temps de Staline, la population avait faim. Staline a donc promu un pseudoscientifique du nom de Lyssenko, qui avait une théorie complètement bizarre sur la biologie: le chromosome prolétarien, censé faire des pommes de terre plus grosses, donner des vaches qui allaient offrir du lait avec plus de crème, etc. C'était devenu la théorie officielle qui régnait dans toute l'Union soviétique, dans les universités, les études de biologie et dans les pays satellites. En Bulgarie, en Roumanie, en Pologne. La terreur stalinienne a imposé cette théorie.
Le grand savant biologiste russe Vavilov a fini au goulag, dans un cachot à crever de faim parce qu'il était contre cette théorie. Il y avait beaucoup de répression. Ce qui est étonnant, c'est qu'en France, on comptait des thuriféraires de cette théorie. Le plus célèbre étant Louis Aragon, le grand poète et grand romancier, qui s’est fait avoir à défendre ce truc-là. En Angleterre, on peut citer le prix Nobel George Bernard Shaw, qui est tombé là-dedans aussi. Cela a fini par former un mouvement intellectuel.
Pour revenir à la linguistique appliquée: la terreur salinienne ne régnait pas en France, néanmoins ce concept a été imposé officiellement. Et quand vous critiquez la linguistique appliquée, vous vous faites traiter de réactionnaire. On vous fait un petit procès de Moscou.
Ça sent le vécu.
Absolument! Quand j'ai présenté ma thèse à la HEP, je me suis aidé d’un montage pour présenter un grand texte littéraire à des élèves du canton de Vaud, puisque j’y avais été maître secondaire.
«Mais Monsieur, on ne va quand même pas revenir à leur faire apprendre des tables de multiplication!»
J’avais choisi un auteur mondialement connu et très important, natif de Genève, à savoir Jean-Jacques Rousseau. J’ai voulu présenter un texte de ses Confessions sous un angle original. Il y avait l'enregistrement du texte, il était sous-titré, on avait filmé des séquences de Genève et d’Annecy. À la fin, le responsable se tourne vers moi et me demande: «Monsieur Bordet, vous voulez enseigner le français par les grands textes?» Ce à quoi je réponds évidemment. Il me rétorque: «Monsieur Bordet, vous êtes réactionnaire». Je suis resté pantois.
Dans les congrès internationaux auxquels j'ai participé – car j’ai publié beaucoup d’articles à ce sujet – c'était sans arrêt. La dernière fois, c'était il y a deux ans, à l’université York de Toronto. J’expliquais qu’il fallait revenir à la calligraphie, au calcul mental, etc. Une dame me dit: «Mais Monsieur, on ne va quand même pas revenir à leur faire apprendre des tables de multiplication!»
Alors que c’est surtout à l'âge de six ans qu’il faut commencer. C'est le moment où l'élève a l'esprit le plus apte à être éduqué. Il a l'esprit plus souple, c'est une véritable éponge. Il absorbe, il a soif, il est curieux. D'ailleurs, les Grecs ont bien formulé ça: leur éducation commençait plus ou moins à cet âge. En pédagogie, l’approximation n’est pas l’erreur.
Dans votre livre, vous parlez de «crétinisme digital» et vous dites que le développement de l'intelligence naturelle passe par la poésie et la littérature. Comment ça?
Le terme de crétinisme digital vient du professeur Desmurget, chargé de recherche à l'INSERM, en France. On pense qu’il s’agit d’un terme polémique, mais c’est en fait un terme médical. En ce qui me concerne, j’opposerai au digital les liens de la main avec l'intelligence.
Ce qui nous ramène à nouveau aux Grecs. Quand le philosophe Anaxagore disait: «l'homme est le plus intelligent des animaux parce qu'il a des mains». Aristote répondait: «non, l'homme a des mains parce qu'il est le plus intelligent des animaux». Ce n'était pas une boutade. Aristote rédige un traité qui s'appelle Les Parties des animaux, et il les étudie animaux depuis les insectes, les poissons, les oiseaux, les mammifères, jusqu'à l’être humain. Il y montre que chaque animal dans la nature dispose des moyens pour y survivre (griffes, plumes, venin, etc.). Sauf le petit homme, qui n'a rien pour vivre dans la nature. Sauf l’intelligence et la main, qui sont fondamentalement liées.
Aristote nous dit que la main est non seulement un outil, mais en plus, c'est l'outil de tous les outils qui permet de créer de nouveaux outils, de nouveaux moyens de vivre dans la nature qui, sans cela, lui serait invivable.
Avant de revenir à l'éloge de la calligraphie et des liens entre la calligraphie et l’intelligence, permettez-moi de faire un petit voyage en Chine.
La Chine, qui est à la pointe du numérique, des robots, de l'intelligence artificielle, a modifié son écriture idéographique devenue ce qu'on appelle le pinyin, c'est-à-dire des lettres, une écriture alphabétique et donc numérique et digitale. Les adresses ou les liens internet, les adresses e-mails en Chine sont en numéro. Ils font du digital et ils ne sont pas en idéogramme. Ils ont donc développé un numérique à la pointe.
«Avec le clavier, on perd toute la fonction créatrice et intelligente de la main»
Mais tout à coup, ils se sont aperçus que leurs jeunes n'arrivaient plus à comprendre et à transcrire leur poésie multimillénaire. Ils ont une culture poétique remarquable, extraordinairement ancienne. Les jeunes Chinois n'arrivaient plus à calligraphier l'ancienne langue idéographique et ils s'aperçurent que leur poésie traditionnelle leur échappait.
Les autorités chinoises ont tout de suite rectifié le tir et reviennent à leur calligraphie traditionnelle. Ce qui n'empêche pas qu’ils restent les champions du numérique. En ce sens, nous allons devoir suivre leur exemple, à savoir revenir à notre calligraphie qui est un exercice de la main et des doigts. Réapprendre à fonctionner avec les doigts. Car, avec le clavier, on perd toute la fonction créatrice et intelligente de la main. Si on veut résumer: le logos c’est la main et le robot, ce sont les doigts. L’intelligence artificielle, c’est le digital et le discernement et la créativité, c'est la main, c'est le logos.
Si on prend votre défense de la calligraphie et de la cantillation, vous nous dites qu’autant la voix que les mouvements servent à développer l'intelligence. C'est ça?
Oui, tout le corps. Laissez-moi définir ce que j'appelle la «cantillation»: il s’agit de la récitation debout, à haute et intelligible voix, de textes littéraires, soigneusement calligraphiés et appris par cœur. Le plus bel exemple restant Les Fables de La Fontaine.
En illustration de ce que je dis, j'ai mis à la fin du livre, en annexe, l'intégralité d'un cahier de révisions d'un élève de 10 ans en 1917. Toute la France avait des millions de petits calligraphes. Il y avait à peu près 700’000 enfants par année, sept années scolaires, cela fait près de 100 millions d’élèves qui calligraphiaient, qui récitaient les tables de multiplication, qui faisaient des exercices de calcul mental, qui pratiquaient la règle de trois tous les jours.
Un siècle plus tôt déjà, alors que la France était détruite au sortir d’une guerre humiliante à l’issue de laquelle le chef de l’État était prisonnier et avait été remplacé par Napoléon III, elle perdait deux provinces (l’Alsace et la Lorraine) et devait payer un tribut de cinq milliards en or. La France étant exsangue, c’est l’école Ferry qui l’a redressée. Cette école était exigeante, mais elle n’était pas élitiste.
Vous dites que nous allons revenir à ces fondamentaux. Vous êtes plutôt optimiste pour l’avenir, alors que ça m’a l’air plutôt mal barré, non? Comment pouvez-vous en être sûr?
Je sais bien qu'on peut toujours descendre plus bas, mais là, on commence à toucher le fond. Il est temps de donner le coup de pied nécessaire pour remonter à la surface. C'est le but de ce livre.





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