Après un an de Covid, où en est-on?

Le 11 mars dernier, l’OMS a officiellement déclaré l’état de pandémie de coronavirus. Après 12 mois de mesures plus ou moins strictes d’un bout à l’autre du monde afin de juguler la menace, l’heure est au bilan. Petit recap’ des faits en notre possession.

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Les chiffres

Il est désormais clair que le nombre de cas annoncé régulièrement par l’OFSP est un terme problématique, puisqu’il s’agit en réalité de tests PCR positifs. Ce test est remis en question depuis des mois par nombre de scientifiques à cause de la technique de cycles d’amplification qu’il requiert et qui permet de déceler des parcelles de virus même chez des patients guéris. Le Conseil fédéral a récemment annoncé une campagne massive de tests gratuits dans tout le pays et l’OFSP a établi une liste des tests à utiliser, dont les PCR font partie.

Autre donnée nécessaire à statuer de la gravité d’une pandémie, le nombre de morts fait également débat. De son propre aveu, l’OFSP ne peut pas déterminer si les victimes sont décédées DU ou AVEC le Covid. Il peut arriver que des personnes en fin de vie meurent avec un test PCR positif et rejoignent donc les statistiques Covid, alors qu’elles seraient mortes de toute façon.

De la même façon, les hospitalisations Covid, toujours basées sur les résultats des tests PCR, ne sont pas une donnée fiable. Contrairement au nombre de personnes en réanimation ou intubées, qui pourraient donner une piste plus probante en terme de chiffres.

En résumé, un an après, nous voguons encore à vue, en l’absence de données fiables et d’études randomisées contrôlées sur l’efficacité des mesures telles que le confinement et le port du masque. Aucune étude n’a été recommandée par la Task force, qui ne répond pas lorsqu’on lui demande pourquoi.

Vaccins

Les plus connus et surtout ceux qui sont validés sous nos latitudes sont ceux de Pfizer et Moderna. Celui d’Astrazeneca rencontrant un peu plus de problème pour obtenir sa validation. Mais bien d’autres pays sont en train de développer le leur, comme Cuba par exemple.

Reste la question des effets secondaires. Certains observateurs ont remarqué un discours tendancieux de la part des autorités. En effet, lorsqu’une personne meurt avant d’être vaccinée, elle est morte DU Covid, mais lorsque son décès survient après la vaccination, elle est morte de vieillesse, de maladie, enfin... de tout sauf du vaccin.

Interrogée sur la question, la vaccinologue Claire-Anne Siegrist reconnaît qu’il peut parfois rester un doute: «Le vaccin peut être la cause du décès, par exemple en cas d’allergie grave non traitée correctement... ou chez quelqu’un qui aurait été vacciné alors qu’il était trop faible pour supporter une réaction inflammatoire (fièvre) particulièrement forte, explique-t-elle. De nombreux éléments sont utilisés pour déterminer si deux événements qui se suivent sont une coïncidence temporelle ou bien si il y a un lien de cause à effet, continue la scientifique. Par exemple une allergie grave trois jours après un vaccin ne peut biologiquement pas être due au vaccin, alors que si elle survient dans l’heure qui suit c’est certainement le vaccin. Par contre, chez quelqu’un qui décèderait rapidement après un vaccin sans avoir de réaction allergique, ou dans les jours qui suivent une vaccination mais sans avoir de forte réaction inflammatoire, le décès est très probablement dû à d’autres causes (...) La combinaison de l’analyse de chaque situation individuelle et de l’analyse statistique permet de conclure à la cause la plus probable du décès. Souvent c’est très clair, parfois il peut rester un doute… » La mise sur le marché des vaccins coïncide chronologiquement avec l’apparition du terme «variant» dans la bouche des autorités. Avant, on minimisait l’hypothèse d’une mutation du virus pour lui préférer le terme plus vendeur de «deuxième, troisième vague». Désormais, les variants constituent la nouvelle menace et surtout l’explication à une inefficacité potentielle des vaccins. Là aussi, nous manquons d’éléments pour établir le moindre lien.

Par ailleurs, nous ne savons pas encore en quoi la vaccination nous débarrassera des mesures de précaution, notamment en EMS. Nous y reviendrons dans un prochain article.

Task force

Le groupe d’experts chargés de conseillers nos sept sages semble toujours penser qu’on en fait pas assez, ce qui lui vaut parfois des déconvenues à Berne. Sauf que ce groupe d’experts qui s’est constitué sans le moindre débat public, le moindre vote, qui n’est pas composé d’élu et qui ne doit même pas rendre compte de ses séance de concertation sous forme de PV (lire l'article à ce sujet), commence à agacer prodigieusement au Parlement.

Cependant, le National a récemment renoncé à «museler» la Task force, afin de privilégier le débat et la liberté d’expression. Débat qui, nous le verrons plus bas, n’existe pratiquement pas. Lorsque les membres de la Task force sont confrontés à des questions qui ne vont pas dans leur sens, ils refusent tout simplement d’y répondre. La tentative d’interview de Samia Hurst, vice présidente de la Task force, par L’Impertinent en est le triste exemple.

Médias

Les médias, au sens large, semblent toujours privilégier le narratif officiel et ne s’embarrassent pas de s’interroger sur les diverses questions qui subsistent. Les informations sur le nombre de cas, la gravité (toujours inconnue) des variants circulent plus vite que les études solides sur l’inefficacité du confinement, dont la dernière en date signée par le professeur Ioannidis, de Stanford, n’a pratiquement pas été relayée dans la presse. Peut-être l’absence de journalistes scientifiques à même de déchiffrer les différents éléments incohérents – et surtout l’absence problématique de données fiables – dans le dialogue et les prises de positions officielles fait-il défaut aux rédactions. Là aussi, nous consacrerons un article complet au sujet.

Traitements précoces

L’hydroxychloroquine ayant été totalement rayée du débat, la molécule qui se démarque des autres actuellement est l’ivermectine. L’hôpital Riviera-Chablais a permis à une de ses permanences de la prescrire, mais refuse de se positionner clairement en faveur du médicament (lire notre article à ce sujet). L’OMS, de son côté, a revu ses recommandations pour se déclarer «ni pour, ni contre». Les témoignages de médecins ayant constaté une efficacité à l’ivermectine se multiplient, mais la validation des traitements précoces ne semble pas être une priorité pour nos organismes de surveillance.

Censure

Comme le faisait récemment remarquer France 5 dans son documentaire La Fabrique du mensonge: Fake news sur ordonnance, le confinement a permis l’avènement des théories complotistes, dont les réseaux sociaux sont devenus le principal vecteur. Comme dans un élan désespéré pour se rattraper sur l’échiquier de la bien-pensance, les GAFAM se sont mis à censurer tous azimuts. En fonction non plus de l’information relayée, mais du profil de l’auteur du post.

Ainsi, l’anthropologue genevois Jean-Dominique Michel est régulièrement banni de LinkedIn et de Facebook pour des relais d’articles sur la vitamine D, ou des partages d’études considérées comme solides dans le milieu scientifique. C’est également le cas en Belgique de Christophe De Brouwer, ancien président de l’Ecole de Santé publique de Bruxelles. Pour ne citer qu’eux.

Nous semblons désormais tous vivre sous la politique des géants de la Silicon Valley, qui fixent les règles et les limites du débat public.

Débat

En Suisse romande, il a fallu attendre février 2021 pour qu’un véritable débat entre les officiels et les dissidents ait lieu. Jusque-là, même l’émission populaire Infrarouge de la RTS a préféré «recatégoriser» son émission, selon les dires de son producteur et présentateur, plutôt que de proposer un dialogue équitable aux téléspectateurs.

Le club suisse de la presse a donc relevé le défi avec un certain brio, compte tenu des circonstances, mais pas sûr que l’équité ait été totalement au rendez-vous (plus d’information à ce sujet dans notre prochaine interview).



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