C’est sans doute la pire conséquence de la saga Covid
- Amèle Debey

- 28 sept. 2025
- 2 min de lecture
Dans un monde post-Covid, peut-on réellement croire que l’État s’attache à défendre les intérêts de la population? La rupture de confiance dans nos institutions est sans doute la plus grave et la plus durable conséquence de la gestion catastrophique de la pandémie.

«Encore du Covid? Vous ne voulez pas passer à autre chose?» C’est en effet ce qu’ont fait nos médias mainstream et nos politiques. Trop contents de glisser leurs impardonnables erreurs sous le tapis. Rares sont ceux qui convoquent ce passé trouble pour expliquer le chaos actuel. Et pourtant, il y aurait de quoi!
Les conséquences de la gestion du Covid raisonnent dans un nombre incalculable d’aspects de notre nouvelle société: la violence des jeunes, la dépression des enfants, la consommation de stupéfiants, les faillites en série, la déroute civilisationnelle, etc. etc. Mais, le plus grave, c’est que nous avons compris que nous ne pouvons pas faire confiance à nos dirigeants pour assurer notre sécurité et l’intégrité de nos droits fondamentaux. Nos autorités n’agissent pas forcément dans notre intérêt. Les décisions prises ne sont pas forcément fondées sur la raison et leurs conséquences peuvent être incommensurables quand elles ne sont pas mortelles. Et tout ça, sans jamais n’avoir à rendre le moindre compte. Sans qu’aucun bilan honnête ne soit tiré, afin de nous permettre de soigner ce qui doit l’être et, en priorité, cette fameuse confiance dans ceux qui nous gouvernent.
Dans un monde post-Covid à l’amnésie épisodique confortable, comment peut-on mettre à nouveau notre destin entre les mains de nos dirigeants, sans crainte? Comment peut-on faire le pari de la bienveillance et de la compétence, en croyant nos élus lorsqu’ils nous assurent que des projets comme l’e-ID sont sûrs et efficaces?
Demain, si une nouvelle crise fait son apparition, qui empêchera alors le gouvernement de nous bloquer l’accès à notre identité numérique en fonction de notre statut vaccinal? Ou de l'approbation à des mesures inconsidérées, souvent mises en place par suivisme plutôt que par pragmatisme?
À L’Impertinent, on n’oublie rien. Plusieurs volets de notre gros dossier bilan sur la gestion de la crise Covid sont en cours de réalisation. Et tant que cet épisode ne sera pas franchement empoigné par nos dirigeants, la confiance ne sera pas rétablie.









Je fais le même constat avec mon entourage: bien peu sont ceux qui sont prêts à discuter sereinement de la période covid, à regarder en face les pertes de libertés acceptées, l'erreur d'avoir cédé aux promesses de la "science" qui soi-disant présidait aux nouveaux "vaccins"... Tant qu'un dialogue ne pourra pas être rétabli au sein même de la population, je garde au fond de moi de la rancune et de la difficulté à faire preuve de compassion.
Qu’il y ait eu connaissance ou non de la part de nos autorités de la fragilité des arguments, voire de la malhonnêteté des intentions qui ont présidés durant la période « pandémique », le simple fait de ne pas vouloir aborder aujourd’hui avec courage et franchise les décisions prises à cette époque parle plus en leur défaveur, suscite en moi plus de méfiance à leur égard qu’autre chose. Curieusement, un vent de méfiance se lève suite aux résultats de la votation sur l’identité numérique qui puise assurément son origine dans ce même sentiment.
Je partage pleinement ce point de vue. L'absence d'un bilan de la gestion du Covid implique le risque que la dérive autoritaire que nous avons vécu recommence. Mais nous devons néanmoins garder espoir parce que face à ce genre de traumatisme, des précédents montrent qu'une dizaine d'année est parfois nécessaire à une société pour faire face à la réalité.
Je ne pense pas forcément qu'il y ait eu de la mauvaise volonté de la part de nos Autorités. En cas de pandémie, les décisions sont très difficiles à prendre. En effet, les membres du Conseil Fédéral n'avaient pas d'autres options que de suivre les recommandations des médecins ou celles de la task force. Toutefois, je partage votre point de vue sur le fait qu'il serait grand temps pour nos Autorités de faire un bilan des directives qui ont été prises à l'époque. Cela redonnerait très certainement confiance à la population. D'autre part, si la votation sur l'e-ID a été si serrée, ce n'est pas le fruit du hasard. C'est certainement dû au fait qu'une partie de la population es…
Eh oui, n'en déplaise à "nos" dirigeants, le lien de confiance déjà ténu s'est définitivement rompu avec l'épisode de la pandémie, qui a révélé le côté sombre et machiavélique de ces élus fédéraux et cantonaux.
Autre conséquence? J'ai voté non à l'e-ID, ne croyant plus leurs promesses; tout est fait pour, au contraire, pour enfermer la population dans une prison dorée et feutrée: e-ID, lente mais implacable volonté de supprimer les espèces, destruction patiente mais implacable des services publics essentiels, privatisation des gains et dettes laissées au peuple... La confiance? Envers qui parmi tous ces élus?