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Nettoyer l’abcès du bouclier fiscal vaudois jusqu’au germe!

valérie dittli, pascal broulis
© DR

Pourquoi donc le Conseil d'État vaudois – avec, apparemment, la droite du Grand Conseil – met-il les pieds contre le mur pour résister à une Commission d’enquête parlementaire (CEP) au sujet du scandale du bouclier fiscal? Les mêmes préfèrent, de beaucoup, s’acharner sur leur collègue du Centre, Mme Dittli, profitant de ce qu’elle n’a pas de parti important, de sa jeunesse, de son indigénat zougois, d’erreurs de sa part, voire de fautes – l’enquête pénale le dira – pour détourner l’attention de l’affaire du bouclier fiscal.


La droite vaudoise se venge peut-être ainsi un peu du lâchage – assez traitre, il faut l’admettre! – dont le Centre (à peine en «renaissance» dans le canton) l’avait gratifiée il y a quelque temps, à l’occasion de je ne sais plus quelle votation ou élection. En deux mots, l’intérêt du canton semble devenu totalement accessoire face à des préoccupations partisanes ou électoralistes.

 

Or il est de l’intérêt fondamental du canton de découvrir la cause du dysfonctionnement profond de l’administration fiscale, Conseil d'État de l’époque compris, en rapport avec le bouclier fiscal.


On ne peut pas laisser appliquer faussement la loi pendant plus de 10 ans, et en plus, une fois l’erreur mise en évidence – par le Tribunal fédéral, dans un arrêt public comme toujours – sans, apparemment, que le Conseil d'État ait eu vent de quoi que ce soit et mette ensuite quatre ans à apporter une correction.


On ne peut pas – en toute honnêteté – confier à «la petite nouvelle élue de 2022» – un département dans lequel les armoires sont pleines de squelettes – sans l’en informer ni la briefer correctement, voire l’épauler.


On ne peut pas ne pas vérifier le bruit qui court selon lequel l’ancien chef du département des finances serait venu pratiquement chaque semaine – après l’entrée en fonction de son successeur – prendre des nouvelles de son administration!


On objectera que le procureur vient d’ouvrir, de son chef, une enquête pénale sur le bouclier fiscal, mais on ne sait pas pour quel chef d’accusation ni contre qui. Il est donc fondamental qu’une CEP avec pleins pouvoirs puisse enquêter au sein de l’administration cantonale comme elle vient de le faire au sujet du comportement managérial de Mme Dittli.

 

L’affaire du bouclier fiscal, antérieure à l’élection générale de 2022, est si grave qu’il faut profiter de ce que certains des conseillers d'État en fonction à l’époque (Mme Gorrite, Mme Lhuisier, Mme Moret, Mme Ruiz) sont encore en fonction actuellement pour essayer de comprendre le grave dysfonctionnement à l’origine des problèmes fiscaux actuels du canton.


Que la majorité des députés de droite s’y opposent est incompréhensible. L’intérêt public est en jeu.

Revoir le débat entre Suzette Sandoz et Pierre-Yves Maillard, sur la chaîne de L'Impertinent:



4 commentaires


enaile7
27 janv.

Bonsoir,

Entière d'accord avec vous Madame Sandoz.

Dès le début de son mandat, je me suis aperçue que des "peaux de banane" ont été semées sur le chemin de Madame Dittli. Tout y est passé, le pire étant évidemment qu'elle a probablement découvert le pot aux roses du précédent conseiller d'état en charge du département des finances. Et là, tous partis politique confondus, les 6 "collègues" se sont ligués contre elle, honte à eux.

Aujourd'hui j'apprends que la CEP a été refusée par les députés du Grand Conseil, honte à ceux qui l'ont refusée.

Heureusement le ministère public s'est saisi du dossier du bouclier fiscal .

La crédibilité des élues et des élus qui se croient tout permis est sérieusement…


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Merci Madame Sandoz pour cette excellente analyse très éclairante sur ce qui se passe dans ce canton : sur le modèle français, l'intérêt public est relégué derrière les préoccupations électoralistes et la volonté de se maintenir au pouvoir à tout prix.

Le canton ne semble pas avoir conscience de ce qu'il rétablirait sa crédibilité perdue face aux électeurs-contribuables qui n'en peuvent plus et ne le font hélas pas suffisamment savoir. Sur le modèle français, cf l'actuelle CEP sur l'audiovisuel public, cette commission doit être installée avec tous pouvoirs pour accéder à toutes les informations permettant de faire la lumière sur ce qui s'est exactement passé, avec toutes conséquences de droit, soit des remboursements des impôts éludés illégalement.

Selon le rappor…


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Daemarys
25 janv.

Merci Mme Sandoz, ca saute tellement aux yeux que ça parait insensé que rien ne soit fait pour mettre en lumière cette sombre affaire. Comme vous dites, trop de squelettes dans le placard!

Courage et persévérance à Mme Dittli

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xenia
25 janv.

Merci Madame Sandoz pour cet éclairage. Valérie Dittli semble être un fusible que plusieurs partis aimeraient voir sauter afin de détourner l'attention sur les magouilles relatives au bouclier fiscal. Que ce soit une femme jeune, sans beaucoup d'expérience et en plus d'origine suisse-allemande en fait la parfaite bouc émissaire. Je lui souhaite beaucoup de courage et espère qu'elle tiendra bon.

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