Le fact-checking ou la fabrique institutionnelle du «vrai»
- Florence Gaillard

- 25 janv.
- 9 min de lecture
Il y a un an, le 7 janvier 2025, Meta annonçait mettre fin à son programme de fact-checking par des tiers en commençant par les États-Unis. Outre-Atlantique comme dans les pays de l’UE, cette décision a suscité des critiques de la part des organisations de «vérificateurs de faits», qui y ont vu un signal préoccupant pour le débat démocratique. Au-delà de la controverse, cette décision met en lumière la façon dont le fact-checking s’est structuré, au sein de circuits institutionnels, autour de labels de «bonnes pratiques» et de financements publics et philanthropiques, devenant ainsi un dispositif de production de ce qui doit être tenu pour «vrai».
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