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Des éleveurs dénoncent «une mise en scène morbide et inacceptable» pour lutter contre le loup

Abdoulaye Penda Ndiaye · 16 novembre 2025 · 5 min de lecture

Depuis l’hiver 2023/24, la Suisse a élargi la régulation préventive du loup, tout en conditionnant les indemnisations à des «mesures raisonnables», dont des chiens de protection reconnus via des tests standardisés. Ironie: on autorise à tirer plus vite sur les loups, mais l’aide aux troupeaux dépend d’épreuves qui peuvent exposer brebis et chiens… et priver d’indemnités ceux qui refusent ce crash-test. Une cohabitation exigée, sans moyens sûrs réellement garantis.

CPT
© DR

Dévolus à la défense des animaux de rente contre les grands prédateurs comme les loups, les chiens de protection des troupeaux (CPT) doivent réussir des tests d’aptitude pour avoir une reconnaissance officielle des autorités. C’est seulement après ce feu vert que les éleveurs peuvent recevoir des indemnisations après une attaque de loup sur le bétail et des aides de la part des autorités fédérales et cantonales.


Sur mandat de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), c’est l'Association suisse de développement agricole (Agridea) qui gère les tests d’aptitude. Mais, depuis plusieurs mois, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les «conditions scandaleuses» dans lesquelles se déroulent ces tests. «Je devais présenter trois de mes chiens afin de faire valider leur aptitude à protéger un troupeau. Je suis tombée des nues quand j’ai découvert que chaque chien devait rester avec cinq moutons pendant vingt-quatre heures, sans avoir ni à manger, ni à boire, dans un nouvel environnement inconnu, sans clôture ni berger et en étant particulièrement exposé. De surcroît, les animaux sont à la merci des attaques du loup», s’indigne Chantal*, une éleveuse romande.

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Des éleveurs dénoncent «une mise en scène morbide et inacceptable» pour lutter contre le loup

Depuis l’hiver 2023/24, la Suisse a élargi la régulation préventive du loup, tout en conditionnant les indemnisations à des «mesures raisonnables», dont des chiens de protection reconnus via des tests standardisés. Ironie: on autorise à tirer plus vite sur les loups, mais l’aide aux troupeaux dépend d’épreuves qui peuvent exposer brebis et chiens… et priver d’indemnités ceux qui refusent ce crash-test. Une cohabitation exigée, sans moyens sûrs réellement garantis.

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