e-ID: l'humiliation publique d'Ursula von der Leyen
- Fabrice Epelboin
- 19 avr.
- 2 min de lecture
Dans cette édition vidéo de sa chronique numérique, Fabrice Epelboin revient sur la nouvelle lubie de la présidente de la Commission européenne: la Digital ID, censée protéger les mineurs du danger des réseaux sociaux. Un projet inadapté, hacké en moins d'une heure, dont le fiasco n'a d'égal que celui duquel il s'inspire: le pass sanitaire. Le mépris des bureaucrates de Bruxelles pour le peuple qui ne peut les destituer ne présage rien de bon pour les libertés individuelles. Selon notre expert numérique, le temps des lanceurs d'alerte et des valeurs démocratiques est compté.
La Digital ID – ou identité numérique européenne – est un projet porté par la Commission européenne visant à créer un identifiant unique permettant aux citoyens de s'authentifier en ligne auprès de services publics et privés à travers l'Union. Présentée officiellement comme un outil de protection des mineurs sur les réseaux sociaux, elle s'inscrit dans le cadre du règlement eIDAS 2.0, adopté en 2024, qui oblige les États membres à proposer un «portefeuille d'identité numérique» à leurs citoyens d'ici 2026. En théorie, ce système permettrait de vérifier l'âge des utilisateurs sans transmettre l'ensemble de leurs données personnelles. Une promesse de pseudonymisation que ses défenseurs présentent comme une avancée pour la vie privée.
En pratique, la démonstration publique du système a tourné court. Des chercheurs en cybersécurité ont réussi à contourner le dispositif en moins d'une heure, révélant des failles structurelles dans l'architecture même du projet. L'épisode a ravivé les critiques de ceux qui voient dans la Digital ID un avatar du pass sanitaire, autre outil de contrôle numérique présenté comme temporaire et protecteur, avant de devenir un instrument de discrimination sociale. D'autant qu'Ursula von der Leyen a elle-même déclaré que ce nouvel outil était directement inspiré du précédent:
Une faute de communication qui, pour Fabrice Epelboin, confine au mépris flagrant des citoyens. L'épisode du pass sanitaire n'ayant pas été une réussite, contrairement aux déclarations autocongratulatoires d'Ursula von der Leyen.
Pour ses opposants, le vrai risque n'est pas technique mais politique: concentrer dans un identifiant unique l'accès à l'ensemble des services numériques revient à créer une infrastructure de surveillance à laquelle aucun citoyen européen ne pourra échapper.




Il y a trente ans il était interdit d'utiliser son nom sur pas mal de sites ; un pseudo non-transparent était la norme jusqu'à ce que Facebook exige le contraire.
Il convient de se souvenir que cette entreprise multi-criminelle a son origine dans le harcèlement des filles dans une université américaine.
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Le pseudo n'est pas seulement une question de sécurité pour pas mal de gens, et pas que pour des femmes battues, c'est aussi ce qui permettait par exemple au magistrat Casamayor que participer au débat en tant que citoyen privé. Tout le monde savait qui était Casamayor et percevait donc la différence entre une position officielle et une opinion privée.
Il y a pas mal de gens qui…