Athlètes vaccinés: quand le «sûr et efficace» brise des carrières
- Amèle Debey
- 9 nov. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 nov. 2025
En mai 2022, L’Impertinent publiait une enquête sur «l’hécatombe des athlètes vaccinés». Ces jeunes sportifs – principalement masculins – dont les carrières ont été brutalement interrompues après une ou plusieurs injections anti-Covid. Trois ans après, on est encore loin de s’interroger sur les conséquences de cette obligation déguisée, globalement inutile pour eux. Certains en paient encore le prix, entre résignation et colère face à l’impunité des responsables.

Le vaccin Covid est «sûr et efficace». C’est la rengaine rebattue mot pour mot par les autorités d’une grande partie du monde occidental, à partir de 2020:
Le 19 décembre 2020, Alain Berset l'a déclaré lors de la conférence de presse sur le lancement de la vaccination et l'a communiqué sur les réseaux sociaux:
Ursula von der Leyen (UE): «Nous avons approuvé le premier vaccin sûr et efficace contre la COVID-19 » (21 déc. 2020).
Boris Johnson (R.-U.): «Nos vaccins sont sûrs et efficaces» (conférence de presse du 18 mars 2021).
Joe Biden (USA): «Ces vaccins sauveront des vies… Ils sont sûrs. Ils sont efficaces.» (9 août 2021).
Angela Merkel (Allemagne) à propos d’AstraZeneca: «fiable, efficace et sûr» (24 fév. 2021).
Tedros Adhanom Ghebreyesus (OMS): «Nous disposons désormais de plusieurs vaccins sûrs et efficaces» (23 avr. 2021).
Or, peu après l’injection, de nombreux sportifs jeunes et en bonne santé – qui n’avaient donc pas besoin de ce vaccin, mais l’ont fait pour des raisons pratiques ou altruistes – ont rencontré de graves problèmes physiques. Voici ceux qui nous ont été remontés:
Dans une série d’une douzaine de témoignages anonymisés d’athlètes (du niveau amateur au quasi-pro), plusieurs affirment avoir développé des atteintes cardiaques dans les jours à semaines suivant une vaccination anti-Covid: une coureuse de fond rapporte une myocardite environ deux semaines après une première dose à ARNm; une marathonienne, une myocardite après rappel; une sprinteuse, une péricardite après rappel; un coureur amateur, une myocardite après la 2ᵉ dose. D’autres décrivent des symptômes cardio-fonctionnels persistants (arythmies, palpitations nocturnes, «sensations étranges», fatigue extrême), parfois durant des semaines ou des mois après une dose ou un rappel; un skyrunner professionnel dit avoir interrompu l’entraînement près de six mois après une 2ᵉ dose d’un vaccin non-ARNm avant de revenir à la forme, un coureur de trail sponsorisé a cessé l’entraînement deux mois et demi après la 2ᵉ dose puis de nouveau quelques semaines après la 3ᵉ (lien temporel incertain, les symptômes n’ayant débuté qu’un mois plus tard), d’autres mentionnent une hospitalisation, une possible infection concomitante ou une amélioration sous entraînement modéré.
(Re)lire notre article: Pourquoi l’hécatombe des athlètes vaccinés est à prendre au sérieux
Depuis, les principaux laboratoires ont admis le risque d’effets secondaires de ce type, mais les contrats stipulent qu’ils ne sont pas responsables des conséquences, puisqu’ils n’ont jamais caché – y compris dès l’achat – que les données manquaient pour affirmer que ce vaccin était sûr ou efficace. «L'Acheteur reconnaît en outre que l'efficacité et les effets à long terme du vaccin ne sont pas encore connus et qu'il peut y avoir des effets indésirables du vaccin qui ne sont pas actuellement connus», est-il écrit noir sur blanc dans les contrats.
À qui doit donc revenir la responsabilité d'assumer les conséquences de carrières brisées?
«On pense être bien informés… »
Si certains athlètes ont pu retrouver une vie quasi normale et poursuivre leur carrière sportive, d’autres restent durablement affectés. C’est le cas du coureur saint-gallois Pascal Egli, que nous sommes parvenus à interviewer à son arrivée à l’aéroport de Valence, où il s'est rendu pour participer à la finale des Skywarden World Series. S’il est content de pouvoir continuer à courir, Pascal regrette d’avoir fait ce vaccin, qui a indubitablement mis un terme à sa carrière de sportif professionnel. Parce qu'il a fait confiance à son médecin et aux autorités.
Confiant au départ, puis hésitant au moment de la troisième dose, il dit avoir cédé au conformisme: «je voulais m’entraîner, pas tomber malade», et surtout à l’avis médical reçu «pour la saison»: «mon médecin m’a conseillé le booster, je regrette: on pense être bien informés, mais c’est beaucoup plus complexe que ça.» S'il suspectait déjà des symptômes avant, c'est deux semaines après le rappel que tout bascule pour le skieur-alpiniste suisse et coureur de fond spécialisé en skyrunning: «peut-être la pire expérience de ma vie au niveau santé: arythmies, douleurs, acouphènes, impossible de dormir.» Ses médecins minimisent, mais l'intuition de l'athlète fait mouche. Des tests sont effectués, puis un spécialiste «a confirmé des cicatrices d’inflammation» et «évoqué un petit infarctus: ce n’étaient pas juste des sensations.»
Il rappelle n’avoir «pas eu le virus avant» (pas d’anticorps alors), laissant «la corrélation temporelle avec le vaccin» et les examens comme seuls repères.
L’impact sportif est massif pour celui qui avait remporté la médaille d'argent aux championnats du monde de course en montagne longue distance en 2017: «avant vaccin, j'avais une endurance de 20 heures; après vaccin, 30 minutes de marche et j’étais crevé trois heures». «Ça a quasiment arrêté ma vie de sportif professionnel… j’ai perdu presque 10% de puissance. Lorsque l'on est sportif d'élite, 10%, c’est énorme! Il assure n’être «pas un cas isolé»: «je connais plein d’athlètes avec des séquelles… certains ont arrêté, d’autres n’ont jamais retrouvé le niveau.» S’il parle désormais «avec prudence», sa colère affleure: «le monde est vraiment foiré s’il n’y a même pas de prise de responsabilité… c’est l’argent qui règne et ces entreprises sont presque intouchables», et «personne n’assume» — ni ceux qui ont poussé à la vaccination «pour pouvoir prendre l'avion», ni les décideurs qui, dit-il, «ont vendu cette vaccination comme sûre».
Voici son témoignage:
De son côté, Alain Berset est attendu à l'université de Fribourg, le 14 novembre, pour y recevoir le titre de docteur honoris causa de la Faculté des sciences et de médecine, nous apprend La Liberté, qui écrit: «le désormais secrétaire général du Conseil de l'Europe est récompensé pour les liens étroits qu’il a tissés avec les sciences naturelles et la médecine pendant la pandémie de Covid-19».




