top of page

Article rédigé par :

Journaliste RP, fondatrice de L'Impertinent

Amèle Debey

Daniel Musy

sylvie.gelin

lballeys

Janine Spazzafumo

jonathantotman4

J-Philippe Leygues

caroline morel

Patrizia La mantia

yvesmagat

olivierstein49

Norbert Mimoun

borgo

Pepper Mint

meroge4012

Vincent Chatagny

paulineroy.home

Yuri Miyas

clarajabris

Frederic Marwood

Laurent Kalonji

Mohamed Hamdaoui

Katherine Funel Eudeline

jcagay

puysegur75

Adrien Marin

Stéphanie Notario-Prajoux

René Mabillard

lafeepicoleuse

eric.videlier

vanwout

tais.denereaz

jpilet

jon

Jean Besançon

charles bourquin

Karin Nolte Prado

Marjo Hugon

Jean-Dominique Michel

Carole Bezançon

michelsajn

isaquim

marina.golinveau

Florence Perret

jeanne.tanham

Benjamin Felts

dr.curlet

valeriebron61

mauricejacquet

Patrick Bodmer

davidfalkowicz

franck

roger.delaporte

comontagne

antoinevonnez

Rime Tatimonde

Max Karli

dlcpalomba

gbgarbo

Lara Brutinot

sarahdohr

Claudine Sautaux-Friedli

pierre.manini

gilles auric

Michel Favre

Marie Luff

Eric Corradin

Lia Rosso

michael.marfurt

Romain Bochatey

Isa Lavieestbelle

Jean-charles Sanchez

Christophe Gianotti

christineh48

Albert Roserens

Frédérique Ravier-Lachkar

Anthony Dos Santos

jeanlabbe1

loutron38

Olivier Ex

Mariefrancoise Vourloud

P Girard

lormisade

benoistj

philipseelen

Caris Mathieu

sferenn

Roland Jaccard

Didier Roussel

christianheer

Jean-Luc Lonfat

09batijo

Antoine Perraud

Sylvie Thonney

Yvon-Bernard Jouve

pwaridel

joelle.debey

Ducobu

jmamie

Vincent Raboud

Transidentité: tapage médiatique majoritaire pour une cause minoritaire

Dernière mise à jour : 24 juin 2025

Alors qu’on l’accuse de transphobie pour avoir défendu des droits spécifiquement féminins, J.K. Rowling cristallise l’absurdité d’un déséquilibre entre surexposition médiatique et intérêt public.

jk rowling
© DR

Je ne parle jamais publiquement de mon orientation sexuelle. Comme la religion, c’est un sujet privé, intime, où résonne le sacré et qui ne regarde personne. Aussi parce que, comme la religion – que je distingue de la spiritualité – l’identité, lorsqu’elle est minoritaire, s’acoquine souvent à l’idéologie et au communautarisme. Or, ces deux concepts me sont insupportables.

 

Tout comme il m’est insupportable de ne pas pouvoir faire de rencontre sans avoir l’impression de rejoindre une secte, ou de me retrouver indirectement associée aux innombrables combats LGBTQI-truc du moment.


Récemment, la croisade contre l’auteure britannique de la saga Harry Potter, J.K. Rowling.

 

Surenchère d’outrances médiatiques

 

Fin mai, la milliardaire à l’origine d’un des plus grands phénomènes littéraires de notre temps a enfoncé le clou de l’outrance en annonçant la création du J.K Rowling Women’s Fund, destiné à «offrir un soutien financier juridique à des personnes et des organisations qui luttent pour maintenir les droits des femmes fondés sur le sexe biologique dans le milieu de travail, la vie publique et les espaces féminins protégés».


Seulement voilà, puisque J.K Rowling avait préalablement dénoncé l’utilisation du terme «personnes menstruantes» pour parler des femmes, sa démarche est présentée comme une énième attaque à la communauté trans.

 

Que l’autrice britannique, qui semble frappée d'un genre d’«effet Dieudonné»*, soit transphobe ou pas est une interrogation légitime. Ce qu’elle abordait d’ailleurs elle-même dans un texte explicatif publié en 2020, dont nous citons des extraits plus bas. Confiant notamment avoir été victime de violences conjugales et d'abus sexuels.


Cependant, la couverture médiatique de ce nouveau projet fait figure de campagne de propagande:

 

ex
ex2
ex3

 

Le message est clair: J. K Rowling n’est rien d’autre qu’une bigote victorienne retranchée dans son manoir écossais, tweetant des horreurs en sirotant du thé noir. Et si vous regardez la prochaine série Harry Potter, produite par HBO, vous êtes transphobe. Car, aujourd’hui, protéger les droits des femmes biologiques est transphobe. On nage en plein délire.

 

«Le nouveau militantisme trans a (ou est susceptible d'avoir, si toutes ses demandes sont satisfaites) un impact significatif sur de nombreuses causes que je soutiens, parce qu'il pousse à éroder la définition légale du sexe et à la remplacer par le genre»

J.K Rowling


Que les femmes aient droit à des espaces protégés, des mots pour se définir, des combats spécifiques à leurs réalités biologiques sont des revendications aujourd’hui traitées comme une déclaration de guerre.


Depuis quand faut-il effacer les femmes pour valider les trans? Depuis quand défendre des droits conquis de haute lutte par des siècles de souffrance, de patriarcat et de violences, est-il un acte d’exclusion? Est-ce vraiment trop demander que de ne pas tout mélanger?


«Je tiens à être très claire: je sais que la transition sera une solution pour certaines personnes souffrant de dysphorie de genre, mais les études ont constamment montré qu'entre 60 et 90% des adolescents souffrant de dysphorie de genre s'en débarrassent en grandissant.»

J.K Rowling


Et si une femme trans peut être femme dans sa vie, son identité, son chemin, elle n’est pas biologiquement femme. Ce n’est pas une insulte. C’est un fait. Et les faits, ça existe encore.


Les personnes trans représentent moins de 1% de la population une minorité dans une minorité et pourtant sont omniprésentes dans les campagnes, les séries, les discours, les lexiques imposés. Pourquoi? Et pourquoi l’identité et les droits des femmes sont remises en question par cette transmania et pas ceux des hommes?


«Je me suis demandé si, si j'étais née 30 ans plus tard, j'aurais moi aussi essayé de changer de sexe. L'attrait d'échapper à la féminité aurait été énorme. J'ai lutté contre de graves troubles obsessionnels compulsifs pendant mon adolescence. Si j'avais trouvé en ligne une communauté et une sympathie que je ne pouvais pas trouver dans mon environnement immédiat, je pense que j'aurais pu être persuadée de devenir le fils que mon père avait ouvertement déclaré qu'il aurait préféré avoir.»

J.K Rowling


Dans une société saine, la visibilité médiatique devrait être proportionnelle soit à l’impact d’un phénomène, soit à sa gravité. Pourtant, les médias parlent davantage de 1% de personnes trans que de 10% d’enfants agressés, de 15% de pères séparés injustement privés de leurs enfants, ou de 20% de citoyens précaires. Alors, comment ça se fait?

 

L’explication de l’IA

 

Puisqu’il est difficile de répondre à ces questions sans basculer dans le discours idéologique dans un sens, comme dans l’autre, je me suis amusée à poser la question à ChatGPT. Et j’ai trouvé sa conclusion intéressante. La voici:


La surreprésentation médiatique des personnes trans (qui représentent environ 0,3 à 1% de la population) résulte d’un confluent de facteurs idéologiques, sociétaux, économiques et politiques. Voici les principales raisons:


1. 🎯 Symbole parfait de la nouvelle doxa identitaire


2. 📦 Réduction du politique à l’identité


«Lorsque vous ouvrez les portes des salles de bains et des vestiaires à tout homme qui croit ou se sent femme - et, comme je l'ai dit, les certificats de confirmation de genre peuvent désormais être accordés sans qu'il soit nécessaire de recourir à la chirurgie ou aux hormones -, vous ouvrez la porte à tous les hommes qui souhaitent y entrer.»

J.K Rowling


3. 📱 Puissance du militantisme en ligne


4. 🤝 Appui des institutions, ONG et groupes d’influence


5. 🧪 Sujet hautement polarisant, donc très médiagénique


«Mais aussi désagréable que soient ses attaques constantes, je refuse de m'incliner devant un mouvement qui, selon moi, fait un mal évident en cherchant à éroder la «femme» en tant que classe politique et biologique et en offrant une couverture à des prédateurs comme peu avant lui. Je me tiens aux côtés des femmes et des hommes courageux, gays, hétérosexuels et transgenres, qui défendent la liberté d'expression.»

J.K Rowling


6. 🧨 Controverse = stratégie d’évitement


7. 👗 Influence du monde culturel et publicitaire


🎯 Conclusion possible:

Les médias parlent autant des trans non pas parce qu’ils s’intéressent sincèrement à leur sort, mais parce que cela sert une stratégie d’image, de distraction et d’alignement idéologique, tout en offrant un contenu hautement émotionnel, polarisant et sans risque pour l’ordre établi.

*Ce que j’appelle l’«effet Dieudonné» est la radicalisation d’une idée initialement mesurée pour correspondre aux attaques qu’elle déclenche.

 

2 commentaires


Lou24
08 juil. 2025

Hélas!? ma conclusion rejoint celle de chagpt...

J'aime

suzette.s
22 juin 2025

Merci, Madame, de votre article courageux et intéressant.

J'aime
Pop Up Trigger
00:00 / 01:04
L'Impertinent - Logo

Pour ne manquer aucun article, inscrivez-vous aux alertes de publication, c'est gratuit:

Merci pour votre envoi !

Faire un don

IBAN : CH52 0900 0000 1555 3871 0

Lausanne, VD

  • Instagram
  • Facebook
  • X
  • Youtube

© 2020 L'Impertinent est un média indépendant qui remet l'information au service du public - Politique de confidentialité

L’Impertinent est un média indépendant parce que la presse libre ne peut survivre sans une presse libre et indépendante, affranchie des logiques économiques, politiques et industrielles qui fragilisent aujourd’hui l’indépendance des médias. À l’heure de la concentration des médias, du contrôle des médias et d’une censure parfois invisible mais bien réelle, nous revendiquons un journalisme indépendant fondé sur le journalisme d’investigation, la presse d’investigation et des enquêtes journalistiques exigeantes. Nous travaillons pour produire une information libre, utile, contextualisée, destinée à éclairer l’opinion publique et à renforcer la qualité du débat public. Nos éditoriaux, notre éditorial et notre ligne éditoriale assument un esprit critique sans concession, dans le respect du secret des sources, de la transparence et de la liberté de la presse. Porté par des journalistes d’investigation et des reporters, L’Impertinent s’inscrit dans la presse alternative et les médias alternatifs, convaincu que le quatrième pouvoir et le pouvoir de la presse sont essentiels à la compréhension de l’information politique, à la défense du pluralisme de l’information et à la préservation de la pluralité des médias, face aux limites croissantes des médias traditionnels et à la censure médiatique sur l'investigation et le reportage. Seuls les médias indépendants peuvent être garants d'une presse indépendante, de l'indépendance de la presse et de l'indépendance des médias. Il en va de la liberté des médias.

bottom of page