Les États-Unis ont 250 ans: le moment est venu de renouer avec la sagesse des fondateurs
- Jeffrey Sachs

- 8 juil.
- 4 min de lecture

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Article rédigé par :
Jeffrey Sachs · 8 juillet 2026 · 4 min de lecture

Jeffrey Sachs, pour China Daily - 3 juillet 2025
Samedi, les États-Unis commémoreront le 250ᵉ anniversaire de leur Déclaration d'indépendance. Cet événement invite à la réflexion, non seulement sur ce que sont devenus les États-Unis, mais aussi sur les principes fondateurs qu'ils ont si souvent oubliés. Trois de ces principes, énoncés par les Pères fondateurs eux-mêmes, transformeraient aujourd'hui la conduite de la politique étrangère américaine et amélioreraient les perspectives de paix mondiale.
Le premier élément se trouve dans l'introduction de la Déclaration d'indépendance. Les colons américains expliquèrent leur décision de se séparer de la Grande-Bretagne en invoquant «le respect dû à l'opinion de l'humanité». Cette formulation était remarquable. Le Congrès continental fonda sa légitimité sur une argumentation raisonnée adressée à l'ensemble de la communauté humaine, dont les opinions méritaient le respect. La nouvelle république, en se présentant au monde, le fit en tant que membre de la famille humaine, et non en tant que prétendue maîtresse. Être digne du respect d'autrui – plutôt que d'exiger sa soumission – fut érigé en fondement de l'identité politique américaine.
Le second principe est celui énoncé par le président George Washington dans son discours d'adieu de 1796. Frustré par l'attachement partisan de ses compatriotes à la Grande-Bretagne ou à la France, le premier président préconisait une autre voie: «Notre véritable politique est de nous tenir à l'écart de toute alliance permanente avec quelque partie du monde étranger que ce soit.» Cinq ans plus tard, dans son premier discours d'investiture, Thomas Jefferson a résumé cette même sagesse dans une phrase qui résonne encore aujourd'hui: «Paix, commerce et amitié sincère avec toutes les nations, sans alliances contraignantes avec aucune.» Une jeune république n'y gagnait rien et risquait beaucoup en liant son destin aux rivalités des puissances étrangères.
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