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«La guerre s’arrêtera le jour où je serai mort, comme les Irakiens que j’ai tués»

Rachel Brunet, New York · 21 juin 2026 · 13 min de lecture

Treize cercueils drapés de la bannière étoilée déjà rapatriés depuis le début de la guerre avec l'Iran. Des honneurs réglés au millimètre, des familles figées sur le tarmac: l'Amérique sait mettre en scène ses morts. Mais que fait-elle de ses vivants? De la Seconde Guerre mondiale aux guerres d'Irak, des plages de Normandie aux trottoirs de Manhattan, la correspondante de L'Impertinent aux États-Unis, Rachel Brunet, est allée à la rencontre des vétérans pour qui le combat ne s'arrête jamais vraiment à la démobilisation. Quel regard portent-ils sur ces guerres sans fin, eux qui les ont vécues aux premières loges?

vétérans
© DR
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Les images arrivent avant les chiffres. Sur les pistes d’une base militaire américaine, le

silence suit d’abord l’arrêt des moteurs, puis l’alignement des corps. Un cercueil drapé du drapeau à cinquante étoiles descend lentement la rampe d’un avion de transport. Les honneurs sont rendus. À distance, les familles attendent, figées dans une retenue presque irréelle. Rien n’est spectaculaire dans ces cérémonies de dignified transfer, mais tout y est saturé d’une densité politique et morale extrême: celle d’un État face à ses morts.

 

Alors une question s’impose, aussi ancienne que les conflits eux-mêmes: que revient-il de la guerre avec ceux qui en reviennent?

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«La guerre s’arrêtera le jour où je serai mort, comme les Irakiens que j’ai tués»

Treize cercueils drapés de la bannière étoilée déjà rapatriés depuis le début de la guerre avec l'Iran. Des honneurs réglés au millimètre, des familles figées sur le tarmac: l'Amérique sait mettre en scène ses morts. Mais que fait-elle de ses vivants? De la Seconde Guerre mondiale aux guerres d'Irak, des plages de Normandie aux trottoirs de Manhattan, la correspondante de L'Impertinent aux États-Unis, Rachel Brunet, est allée à la rencontre des vétérans pour qui le combat ne s'arrête jamais vraiment à la démobilisation. Quel regard portent-ils sur ces guerres sans fin, eux qui les ont vécues aux premières loges?

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