Les gros actionnaires des fabricants de vaccins n’ont aucune morale, ce sont des machines à cash

C’est l’organisation la plus puissante et la plus opaque qui soit. Une nébuleuse d’investisseurs liés entre eux et contrôlant le gotha de l’industrie et la bourse. Maîtres des réseaux sociaux et propriétaires des médias, les gros gestionnaires d’actifs ont le pouvoir de manipuler la politique et la finance. Dans la dérive autoritaire dont ont bénéficié les pharmas, il ne fait pas de doute qu’ils ne sont pas restés les bras croisés. L’enquête d’infoméduse.

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Une enquête signée Christian Campiche, initialement publiée sur infoméduse.

 

BlackRock, Vanguard, Wellington… Ces noms ne vous disent peut-être rien, mais ils influencent votre vie. Derrière ces enseignes se cachent ce que l’on appelle des gestionnaires d’actifs. Une communauté de prédateurs sans foi ni morale, nullement motivés par la santé des populations. Un seul et simple souci prime sur le salut public: l’argent. En gagner énormément.


Notre enquête aboutit à une conclusion unique: les gestionnaires d’actifs américains tels BlackRock, Vanguard ou Wellington ne sont rien d’autre que des monstres affamés, avalant sur les quatre continents le gratin de l’industrie sans état d’âme, pour le réduire à une simple valeur marchande. Les ripailles ont ceci de particulier qu’elles se déroulent en famille, si l’on peut dire, par le jeu des participations croisées. Chacun détient une part du capital de l’autre, au point que le législateur y perd son latin. Difficile de savoir qui se cache derrière cette nébuleuse d’intérêts financiers. Une galaxie dont la puissance n’a d’égale que son opacité. Une chose est sûre, cette association de complices est le maître du monde avec des encours à hauteur de 18’000… MILLIARDS de dollars! 10’000 milliards de dollars pour le seul BlackRock, surnommé la banque mondiale de l’ombre. Qui dit mieux? Certainement pas la Chine, deuxième économie mondiale, avec un PIB du même acabit.


Pharmas, GAFAM, armement


La banque mondiale de l’ombre a-t-elle au moins un visage? Chez BlackRock, le PDG, Larry Fink, s’affiche publiquement, un peu comme s’il incarnait à lui seul l’establishment de son milieu. Même si ce fils d’un vendeur de chaussures californien veille à gérer ses apparitions au compte-gouttes. Parmi les autres gestionnaires d’actifs, rares sont les noms qui émergent des documents à disposition sur la toile. Tout au plus sont citées parfois les familles Rothschild et Rockefeller parmi les propriétaires de Vanguard, actionnaire principal de son aîné BlackRock à hauteur de 8% du capital.


Parfaitement identifiée en revanche est la liste des cibles des prédateurs. Une myriade d’entités cotées aux indices des valeurs vedettes sur les plus grandes bourses mondiales. Par exemple les fabricants de vaccins Pfizer, Moderna, Johnson & Johnson, Astrazenecca. Mais aussi le club des GAFAM (Google, Facebook, Amazon, Microsoft) et – chut, ne le répétez pas! – les multinationales de l’armement telles que Lockheed Martin, Raytheon, Bae Systems, Northrop, General Dynamics. Un partenariat dont on pourra juger de l’efficacité bientôt, si tant est que se déclare une nouvelle guerre en Europe, arbitrée par les Etats-Unis… Quelques banques de gros calibre les secondent dans leur vocation de prédation au-dessus des partis et des Etats, pour ne citer que Bank of America, Deutsche Bank, Morgan Stanley, JP Morgan.


Jouer les retraites en bourse


Autrefois on disait des communicants qu’ils faisaient et défaisaient les présidents. En transposant à la finance, ce rôle est aujourd’hui dévolu aux gestionnaires d’actifs du fait qu’ils ont dépossédé les actionnaires traditionnels du contrôle en exerçant des minorités de blocage grâce à l’importance de leurs participations. «Ces groupes exercent une position dominante. Compte tenu de leur marge de manœuvre incroyable, ils sont en mesure d’influencer les cours. Les organismes de contrôle comme la SEC aux Etats-Unis ou la FINMA en Suisse peuvent sévir mais dans des limites bien réelles. Du fait de la disparition de la territorialité, le périmètre d’intervention est réduit. Compte tenu de sa dimension, le gestionnaire d’actifs peut très bien opérer depuis Shanghai pour intervenir à Zurich, Rio ou Hong Kong, une place devenue chinoise. Le problème est aussi l’intrusion directe. N’importe quel gros gestionnaire d’actifs peut aller chez Nestlé pour y dicter sa politique. Du style: on veut tant de pour cent de rentabilité, sinon vous êtes virés! Leur puissance est telle qu’ils peuvent changer un conseil d’administration», commente un conseiller d’entreprise français, soucieux de garder l’anonymat.

Les conseils d’administration et les équipes de direction dépendent complètement des gestionnaires d’actifs dont le but est clairement de générer le maximum de profit à très court terme, quitte à détruire la valeur intrinsèque. Une chute des résultats peut mener au licenciement de milliers d’employés afin de remonter l’EBITDA (ndlr: bénéfice brut), un casse-tête pour la direction, s’agissant de personnes recrutées, formées, outre que cela représentera un coût. On satisfait une vision à très court terme: les actionnaires ont le sentiment d’avoir gagné de l’argent mais l’entreprise aura perdu sa valeur réelle. Tel est le gros risque: des vues spéculatives qui génèrent du revenu instantané. Il faut se demander si les entreprises sont encore dans la réalité de leur économie. La recherche du profit immédiat favorise également la spéculation.
Voyez Tesla, 700 milliards de dollars de capitalisation pour une entreprise qui n’est même pas propriétaire de son outil de production, qui ne fait des profits que depuis un an, jouit d’une notoriété certes très importante mais ne se situe pas moins au cœur d’une bulle spéculative en raison de cette concentration financière. On est donc passé d’une nécessité économique à un excès où, in fine, le vrai problème est que votre retraite et la mienne sont investies en dollars par une équipe désignée par un fonds de pension ne travaillant pas dans le respect des clients ni des fournisseurs mais fonctionnant comme un prédateur. L’intérêt est de chercher la richesse dans un lieu, de sortir la richesse de l’écosystème pour l’emmener dans un autre écosystème.

Sras et Tamiflu


Nous avons demandé à la même source de nous dire dans quelle mesure elle considérait que l’Etat et l’économie étaient les otages des fabricants de vaccins. La vaccination a d’abord fait exploser le cours en bourse des pharmas mais aujourd’hui on s’aperçoit que ce n’est plus le remède miracle. Faut-il dès lors craindre un krach? De fait, les actions du secteur ont chuté. Comment peut-on imaginer que des groupes comme BlackRock ou Vanguard vont réagir?

Il y a eu plusieurs crises pendant la pandémie. Boursière, d’abord, qui a permis à un nombre considérable de personnes de s’enrichir en achetant des actions à vil prix avant de les voir remonter en flèche. Politique ensuite. Il est évident que la crise a été instrumentalisée, notamment en Chine. Ce que l’on ne dit pas, c’est qu’au début, le confinement a été une épuration politique.
Ce ne sont pas les gens porteurs du virus qui sont internés, ce sont les gens porteurs d’un autre virus, que l’on pourrait appeler la liberté de penser. La nécessité de multiplier les doses ressemble à une grosse manipulation. Il y a eu un précédent avec le Sras qui avait entraîné la constitution de stocks incroyables de Tamiflu sans que l’on ne réussisse à prouver l’efficacité de ce produit. Roche a fait son beurre, ainsi qu’un politicien américain dont je ne citerai pas le nom et qui était le détenteur des droits. Sa fortune est aujourd’hui colossale.
Donc il y a des profiteurs. Il est évident que ceux qui ont des actions dans les pharmas ont fait de très bonnes affaires, BlackRock et Vanguard les premiers. Malgré la décrue boursière probable, ces groupes disposent d’un trésor de guerre qui va alimenter à terme la compétition entre eux. Tous les laboratoires vont pouvoir se faire la guerre du fait de ces munitions impressionnantes.

Médias contrôlés


Manipulations, voire opérations d’initiés? De par l’influence qu’ils exercent sur le pouvoir réel de l’économie, les gestionnaires d’actifs ne peuvent se soustraire au soupçon. D’autant qu’ils ont échappé à ce jour aux investigations des vigiles de l’information. On ne s’en étonnera pas outre mesure: plus gros investisseurs institutionnels chez Facebook, BlackRock et ses acolytes ont la mainmise sur l’information en réseau, une situation qui leur donne un droit de cuissage sur la pensée politiquement correcte. Le pouvoir de censure de Facebook ne s’est-il pas exercé allègrement sur les opinions critiquant l’OMS à l’heure des vaccins et du confinement? Avec les prises de participation de BlackRock et Vanguard dans Time Warner, Comcast, Disney, News Corp, le New York Times et maints autres faiseurs d’opinion de la presse écrite, il ne faut pas compter sur moins de superficialité de la part des médias mainstream. Comme il est inutile de demander à ces derniers d’enquêter sur les relations ambiguës qu’entretiennent les prédateurs avec le pouvoir financier et politique. Pour émousser leur vigilance, les gestionnaires d’actifs donnent le change de la responsabilité sociale en faisant du climat un argument de marketing. Blackrock, pour ne citer que lui, utilise cet alibi. Il l’utilisait en tout cas avant que la crise sanitaire ne vienne bouleverser la donne de l’actualité. Pfizer a détrôné le zéro carbone.

La poule ou l’œuf, je n’en sais rien, ils font du green washing comme tout le monde, c’est tellement facile. Mais planter un cyprès en Bretagne ou un érable en Sicile, je demande à voir le résultat. Ce dont je suis sûr c’est que pendant cette crise, les gouvernements pris de panique ont envoyé des émotions négatives, la peur, la haine ou le désespoir, pour manipuler la population.
A partir de ce moment-là, vous faites des gens ce que vous voulez. Je ne suis pas sûr que la réaction ait été proportionnée au danger réel. Les entreprises qui y avaient intérêt, à savoir tous les laboratoires pharmaceutiques, ont surpondéré le risque. En Suisse, notamment, les gouvernements ont laissé un peu trop parler les statisticiens qui, eux, n’ont pas été élus et dont le seul souci est de maintenir le zéro-risque.
Or, dans une vie on ne peut pas éliminer le risque. Et là on était dans une gestion de la pandémie qui a duré un an pour se poursuivre ensuite alors que la situation devenait endémique. C’est se f… de nous car une crise est une chose limitée dans le temps. Les laboratoires ont vendu des vaccins, engrangeant des dizaines de milliards, tant mieux pour eux. Mais on ne peut plus rester dans une situation de crise parce qu’un groupe de personnes y trouve son intérêt.

Jules César déjà


Dans la dérive autoritaire dont ont bénéficié les pharmas, il ne fait pas de doute que les gros gestionnaires d’actifs ne sont pas restés les bras croisés. Comment le pourraient-ils alors qu’ils négocient d’égal à égal avec les banques centrales qui dictent le ton en matière monétaire? Les gouvernements leur déroulent le tapis rouge. Le premier geste d’Emmanuel Macron juste après son élection en 2017, n’a-t-il pas été de recevoir à sa table le PDG de BlackRock? Une image nous montre Larry Fink, hilare aux côtés du président français. Sur les ondes, les journalistes parlent au PDG de BlackRock avec crainte et déférence. Quant on lui pose des questions, Larry Fink répond du bout des lèvres de manière conformiste, vague. Mais nul n’ose le contredire. Pourtant son groupe est l’opacité même. Que recherchent vraiment ces interlocuteurs en l’invitant à leur table? Des tuyaux sur les mystères du monde? Des appuis en monnaie sonnante et trébuchante?

Il est évident que la finance a toujours essayé d’intervenir en politique et, inversement, la politique a toujours eu recours à la finance. Quand je parle de prédation, il suffit de remonter à l’empire romain. Pourquoi Jules César est venu jusqu’ici en Helvétie? Seulement pour piller les 400 mines à ciel ouvert que recelaient les Gaules! Pourquoi Trajan est-il allé jusqu’en Dacie, l’actuelle Roumanie? Parce qu’il y avait tellement d’or là-bas qu’il en faisait des outils de tous les jours. Cette prédation n’est pas récente. Avec elle on peut tout légitimer. Le gros problème moral des USA, c’est qu’à partir du moment où j’en tire profit, il devient moralement juste d’exploiter les animaux, déforester, polluer des nappes phréatiques, zigouiller les amérindiens, peu importe.

Ramené à notre époque, c’est un peu comme si le gestionnaire d’actifs était le Spectre du film de James Bond. Dites-nous, M. le conseiller d’entreprise, peut-on aller jusqu’à imaginer qu’un chef d’Etat fantasme: BlackRock ou Vanguard, je vais faire de cette machine à cash l’instrument de mon pouvoir absolu?

L’essentiel n’est pas dans une personne qui raisonnerait beaucoup car en fait toute l’intelligence est concentrée sur le profit à court terme. Le prédateur agit en affichant publiquement la meilleure des intentions – ne dit-il pas toujours que sa motivation est d’abord de nourrir ses enfants? – mais il ne fait rien d’autre que de la prédation, absolument! Dans ce système, la déchéance morale est propre, nette, on peut tout légitimer pour parvenir au profit, telle est la perversion du capitalisme libéral. Depuis deux siècles on détruit notre planète au bénéfice de quelques uns. Mais on occulte la dimension philosophique: jamais personne n’a emporté des billets de banque au paradis.

Oligarchie au pouvoir


Dans l’ouvrage Pandemie non autorizzate, paru l’an dernier, l’essayiste, chercheur et spécialiste de la désinformation italien Marco Pizzuti ne dit rien d’autre. Il démonte en 650 pages un système qui a abouti à «la paralysie de l’économie et de la liberté du monde entier avec la complicité des médias, gouvernements et institutions de la santé. Il est indispensable, poursuit Pizzuti, de dissiper le rideau de fumée imposé par le journalisme mainstream et prendre conscience du fait qu’il n’existe aucune séparation réelle entre Big Pharma et le gotha de la finance internationale qui en détient la majorité des actions.»

Cela signifie qu’en réalité le secteur pharmaceutique est partie intégrante d’un seul monstrueux complexe financier et industriel qui contrôle depuis de nombreuses décennies la dette publique, les bourses, les marchés et chaque secteur de la société, tandis que la partitocratie et la magistrature (en dehors des exceptions qui confirment la règle) sont désormais complètement asservies et à la merci de l’oligarchie au pouvoir, laquelle, toujours plus souvent, est assimilée à ce que l’on appelle l’Etat profond.

Larry Fink, PDG de BlackRock, en juin 2018 à l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada.

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